
“Depois de trinta livros, vejo-me na obrigação de fazer o ponto da situação no que se refere à questão do hedonismo. Se tivesse que resumi-lo numa interrogação, essa interrogação seria evidentemente a de Espinosa: “de que é capaz o corpo?” Ao que teria que acrescentar: por que razão se tornou ele o objecto filosófico de predilecção? Depois, questões em catadupa: como pensar enquanto artista? De que forma instalar a ética no terreno estético? Que lugar deixar a Dionísio numa civilização completamente submetida a Apolo? Qual é a natureza da relação entre hedonismo e anarquismo? Quais são as modalidades pelas quais uma filosofia se torna praticável? Que pode esperar o corpo das biotecnologias pós-modernas? Quais são as relações que existem em filosofia entre a biografia e a escrita? Quais são os princípios a partir dos quis se fabricam as mitologias filosóficas? Como descristianizar a episteme ocidental? Serão possíveis novas comunidades? Responder a estas questões exige uma série de desenvolvimentos constitutivos de um pensamento existencial radical. Donde a subjectividade artista, a ética imanente, a estética cínica, a política libertária, o nietzscheanismo de esquerda, o materialismo sensualista, o utilitarismo do regozijo, a ética solar, a bioética prometaica, o corpo fáustico, o hápax existencial, a vida filosófica, a historiografia alternativa, a ateologia pós-cristã, os contratos hedonistas, outras tantas ocasiões para voltar a encantar o nosso tempo melancólico com a proposta de um pensamento a viver”.
Michel Onfray
(aqui)
Li Onfray a primeira vez há uns anos atrás – e fui á procura de um texto de 2005, Não à Constituição Europeia.
Les gens qui vont voter Non à la constitution européenne sont des crétins, des abrutis, des imbéciles, des incultes. Petit pouvoir d’achat, petit cerveau, petite pensée, petits sentiments. Pas de diplômes, pas de livres chez eux, pas de culture, pas d’intelligence. Ils habitent en campagne, en province. Des paysans, des pécores, des péquenots, des ploucs. Ils n’ont pas le sens de l’Histoire, ne savent pas à quoi ressemble un grand projet politique. Ils ignorent le grand souffle du Progrès. Ils crèvent de peur.
Jadis, ces mêmes débiles ont voté non à Maastricht ignorant que le oui allait apporter le pouvoir d’achat, la fin du chômage, le plein emploi, la croissance, le progrès, la tolérance entre les peuples, la fraternité, la disparition du racisme et de la xénophobie, l’abolition de toutes les contradictions et de toute la négativité de nos civilisations post-modernes, donc capitalistes, version libérale.
L’électeur du Non est populiste, démagogue, extrémiste, mécontent, réactif. C’est le prototype de l’homme du ressentiment. Sa voix se mêle d’ailleurs à tous les fascistes, gauchistes, alter mondialistes et autres partisans vaguement vichystes de la France moisie, cette vieille lune dépassée à l’heure de la mondialisation heureuse. Disons le tout net : un souverainiste est un chien.
En revanche, l’électeur du Oui est génial, lucide, intelligent. Gros carnet de chèque, immense encéphale, gigantesque vision du monde, hypertrophie du sentiment généreux. Diplômé du supérieur, heureux possesseur d’une bibliothèque de Pléiades flambant neufs, doté d’un savoir sans bornes et d’une sagacité inouïe, il est propriétaire en ville, urbain convaincu, parisien si possible. Il a le sens de l’Histoire, d’ailleurs il a installé son fauteuil dans son sens et ne manque aucune des manies de son siècle. Le Progrès, il connaît. La Peur ? Il ignore. Le debordien Sollers, le sartrien BHL et le kantien Luc Ferry vous le diront.
Bien sûr le Ouiste a voté oui à Maastricht et constaté que, comme prévu, les salaires s’en sont trouvé augmentés, le chômage diminué et fortifiée l’amitié entre les communautés. Le votant du Oui est démocrate, modéré, heureux, bien dans sa peau, équilibré, analysé de longue date. Sa voix se mêle d’ailleurs à des gens qui, comme lui, exècrent les excès : le démocrate chrétien libéral, le chiraquien de conviction, le socialiste mitterrandien, le patron humaniste, l’écologiste mondain. Dur de ne pas être Ouiste…
Citoyens, réfléchissez avant de commettre l’irréparable !
http://perso.wanadoo.fr/michel.onfray
Ei-lo que está com um livro recém-lançado entre nós.