Fotofolio | The cocklepickers

Podia ser «apanhadores de berbigão». Mas «catadores» dá mais ideia de «catar», procurar, esgaravatar em busca de…

Cocklepickers, Blackrock, Dunkalk Bay, Louth, Ireland

“The Cocklepickers” was installed and unveiled on the promenade in December 2018.  The piece was created by local artist Micheál McKeown and comprises a woven stainless steel group of two cocklepickers from the early 1900s on a sculpted concrete base resembling the surface of Blackrock beach.

“Cocklepickers were once synonymous with Blackrock and were a familiar sight on the beach.  Cocklepicking can be traced back to medieval times as is evident from the middens and mounds of cockle shells still to be found in the area.  During the famine (1845-1852), cockles were the only source of food for many of the indigenous families of the Blackrock area, who owe their survival to them.”

Click here to find out about “the Cockle Lord” and the importance of cocklepicking in the area in an extract from Noel Sharkey’s book “The Parish of Haggardstown and Blackrock – a History”.

 

À procura de «alguém» ou a Rosa de Fontenelle

Para as Rosas, escreveu alguém, o Jardineiro é Eterno” – expressão atribuída a Machado de Assis.

Quem será esse «alguém»?

O filósofo Bernard Le Bovier de Fontenelle, em Entretiens sur la plurarité des mondes, dialoga com uma marquesa e refere-se à rosa que não conhece senão um jardineiro, sempre o mesmo jardineiro, pois no jardim não se lembra jamais de ter visto outro jardineiro – na memória da rosa, aquele jardineiro é eterno.

[B. Fontenelle, Entretiens sur la pluralité des mondes – Conversações sobre a pluralidade dos mundos, 1686]

Si les roses, qui ne durent qu’un jour, faisoient des histoires, et se laissent des mémoires les unes aux autres, les premières auroient fait le portrait de leur jardinier d’une certaine façon et, de plus de quinze mille âges de roses, les autres qui l’auroient encore laissé à celles qui les devoient suivre, n’y auroient rien changé. Sur cela, elles diroient : Nous avons toujours vu le même jardinier, de mémoire de rose on n’a vu que lui, il a toujours été fait comme il est, assurément il ne meurt point comme nous, il ne change seulement pas. Le raisonnement des roses serait-il bon ? Il auroit pourtant plus de fondement que celui que faisoient les Anciens sur les corps célestes ; et quand même il ne seroit arrivé aucun changement dans les cieux jusqu’à aujourd’hui, quand ils paraîtroient marquer qu’ils seroient faits pour durer toujours sans aucune altération, je ne les en croirois pas encore, j’attendrois une plus longue expérience. Devons-nous établir notre durée, qui n’est que d’un instant, pour la mesure de quelqu’autre ? Serait-ce à dire que ce qui auroit duré cent mille fois plus que nous, dût toujours durer ? On n’est pas si aisément éternel. Il faudroit qu’une chose eût passé bien des âges d’homme mis bout à bout, pour commencer à donner quelque signe d’immortalité. Vraiment, dit la Marquise, je vois les mondes bien éloignés d’y pouvoir prétendre. Je ne leur ferois seulement pas l’honneur de les comparer à ce jardinier qui dure tant à l’égard des roses, ils ne sont que comme les roses même qui naissent et qui meurent dans un jardin les unes après les autres ; car je m’attends bien que s’il disparaît des étoiles anciennes, il en paraît de nouvelles, il faut que l’espèce se répare. Il n’est pas à craindre qu’elle périsse, répondis-je.

A rosa de Fontenelle apenas conhece o jardineiro que a trata, pelo que acaba por considerar que não é só o seu jardineiro que é eterno, eterna é também a espécie que ele tipifica. A rosa está impossibilitada de considerar a caducidade quer das rosas quer dos jardineiros – por isso, entende que a imutabilidade do jardineiro é a regra das coisas na vida. Não pode crer que ele perece.